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LE MARECHAL FERRANT

Le maréchal-ferrant,
le meilleur ami du cheval.


Pendant des siècles, la « maréchalerie » fut un endroit très fréquenté dans nos villes et nos villages, et le maître des lieux un homme de grand prestige. D'abord parce qu'il maîtrisait le feu, comme le forgeron, à cette différence près que lui ne forgeait ni armes ni outils, ensuite parce qu'il ferrait les chevaux mais également les bœufs et les mules, animaux de trait innombrables dans notre France essentiellement paysanne.
marechal.jpg
Le ferrage a été découvert aux alentours de l'an 1000 : on s'avisa à cette époque que la ferrure permettait aux animaux une meilleure adhérence au sol et améliorait l'équilibre de leurs pieds.

Ce fut une révolution. Le « maréchal », donc, ferrait. Pourquoi maréchal ? Le mot n'apparaît qu'au XVIIe siècle, désignant le domestique chargé des soins apportés aux chevaux. Puis la fonction devint militaire, et le palefrenier, dans les écuries royales, prit du galon. Un texte ancien, rédigé par un écuyer du Roi, définit sa mission : « Le parfait maréchal qui enseigne à connaître la beauté, la bonté et les défauts des chevaux, les causes et les signes de maladies, les moyens de les prévenir, le bon et le mauvais usage de la purgation et de la saignée... »

Dans le monde des civils, le maréchal-ferrant conserva ce rôle considérable, car non content de ferrer, il soignait les animaux, et il le fit jusqu'à la création - en 1825 - des écoles vétérinaires.

Dans son antre, le feu ronflait, les fers rougeoyaient, le maréchal usait des « tricoises », du « boutoir » et du « rogne-pied », de la « mailloche », de la « rainette » et de la râpe pour la finition. Une odeur de corne brûlée envahissait l'atelier, les clous des fers, à tête carrée, étaient enfoncés obliquement et, au bout d'une bonne heure, l'animal repartait chaussé de frais.

Il n'y a plus beaucoup de chevaux en France, par rapport au siècle dernier notamment les chevaux de trait, mais suffisamment tout de même grâce à l?essor de l?équitation de loisirs et aux associations de chevaux lourds, pour qu?aujourd?hui encore un millier de maréchaux-ferrants exercent encore leur noble métier.
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L
Tant qu'il y aura des chevaux et des passionnés d'équitation, il y aura besoin de maréchal ferrant !
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