Le Maquignon
Une réputation sulfureuse, mais un métier honnête plus commerçant qu’éleveur, le maquignon est devenu une figure populaire.
D’où vient donc ce nom de maquignon ?
On ne le sait pas avec certitude, il est attesté depuis longtemps, avant le 16ème siècle, mais certains linguistes, le font dériver du mot maquereau, surnom donné aux courtiers, d’autres du verbe « barguigner » qui signifie marchander et d’autres encore à celui de maquillage.
Les « maquignons » sont les hommes qui achètent des chevaux ruinés et défectueux, qui les rétablissent et qui en couvrent les défauts, pour les vendre plus cher qu’ils ne leur ont coûté. (extrait du dictionnaire du commerce au 18ème siècle). La définition n’est pas tendre pour la profession ! Elle découle d’une réalité complexe.
Dans la pratique, le terme est utilisé aussi pour les acheteurs et engraisseurs de bovins. Le métier de maquignon se distingue pourtant des métiers de marchand. Il s’agit ici, principalement, de redonner, bonne allure à un animal avant de le revendre à la foire à bon prix.
Il va de soi que dans la réalité de tous les jours, quelques maquignons ont donné à l’ensemble de la profession une mauvaise réputation. La littérature à amplifié la rumeur. Tous les autres marchands de bestiaux, notamment de chevaux, faisaient leurs métiers honnêtement.
Entre l’éleveur et le maquignon, il y a un certain respect. D’après nos sources d’information, il semblerait que le maquignonnage date du moyen âge où un élevage important de chevaux et de mules s’était développé dans la France, cet élevage intensif s’accompagne de la multiplication des maquignons.
(Photos à venir !)