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Voici nos principales manifestations durant l'année : Foire aux Chevaux : 1er dimanche d'Avril Fête St Eloi : 1er week-end de Juillet Loto : mi-Novembre Foire de Noël : 2ème week de Décembre N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur notre blog !!

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Les Foins

La faux, dans nos campagnes méridionales, coupe presque toujours les foins, ce que précisent les inventaires : « unum dalh sive faus de ferro, ad segandum prata », écrit-on en 1373. Dès la mi-juin, l’herbe est coupée, comme le conseille le dicton « A la Saint-Barnabé, la faux au pré » (Sanctus Barna-bus falcem jubet ire per herbas).

Dans la partie méridionale de la France, les foins sont plus fins, plus épais, et d’une saveur plus suave que dans le Nord. Le fauchage consiste à promener la faux, par allées parallèles, sur toute la surface du pré, en décrivant des arcs de cercle successifs, et en coupant l’herbe le plus bas possible. Chaque coup de faux couche les plantes, les entraîne et les range en ondains. Le faucheur débute l’opération après la disparition des rosées matinales.

En début d’après-midi commence le fanage : on tourne et retourne les ondains, afin de les faire pénétrer par la chaleur et l’air ; sur le soir, on en dresse des tas peu volumineux, qu’on soumet le lendemain à un nouvel épandage sur tout le champ. Le foin bien fané se reconnaît à sa couleur encore verte, à sa souplesse, à son parfum.

On le hisse alors sur la charrette, ou on le dresse en meules, mais Mme de Sévigné, dans un texte fort célèbre, décrit bien plus poétiquement que nous ces joyeuses activités : « Savez-vous ce que c’est que faner ? Il faut que je vous l’explique : faner est la plus jolie chose du monde, c’est retourner du foin en batifolant dans une prairie. Dès qu’on en sait tant, on sait faner. » À l’aide de la fourche et du râteau, on tourne et on retourne l’herbe odoriférante, on la répand dans le pré, on en fait des tas sur lesquels on s’assied, on s’étend, on se roule tout à l’aise. . .

La dernière charretée ramène au logis faneurs et faneuses qui se sont hissés avec force rires au sommet de l’édifice. Il y a parfois, en mai, des rubans et des fleurs. On cause, on chante, on s’amuse ; ceux que l’on rencontre, amis ou étrangers, petits et grands, prennent part à la fête.

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